Bobo Léon

Bobo Léon est une chanson écrite et interprétée par Boby Lapointe en 1974 .

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Boby Lapointe

Bobo Léon

Il a du bobo, Léon
Il porte un bandeau, Léon
Il a du bobo, Léon
Oh pauvre Léon!

D'abord il s'appelle pas Léon
J'me souviens plus d'son nom.
J'peux pourtant pas l'app'ler Hortense!
Et puis ça n'a pas d'importance.

Il a du bobo, Léon
Il va p't-être canner, Léon
Il a du bobo, Léon
Oh pauvre Léon!

On l'a mené à l'hôpital
Le saigner où il avait mal

Il s'était fait mal dans la rue
Mais on l'a soigné autre part.

 

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Boby Lapointe - Bobo Léon

Boby Lapointe

Robert Lapointe, dit Boby Lapointe, est un auteur-interprète français, né le 16 avril 19221 à Pézenas (Hérault) où il est mort le 29 juin 1972.

Il est surtout connu pour ses textes parsemés de calembours, de contrepèteries, d'allitérations et de paronomases.

« Élevé par ses parents. Études au collège. Fort en maths », comme il le raconte lui-même dans ses mémoires, son côté fantasque et farceur se révèle très tôt. Dès son adolescence, avec quelques camarades de jeu, il prend plaisir à narguer le bourgeois et à ridiculiser la société bien-pensante et le clergé.

Cependant, son rêve est de voler : il ambitionne de devenir pilote d'essai, et se montre bon en sciences (notamment en mathématiques) à l'école tout en se révélant casse-cou avec des engins (plus ou moins) volants qu'il conçoit, réalise et essaie, sans se soucier des fractures qu'il accumule ni des hospitalisations subséquentes.

Après avoir obtenu son baccalauréat, il commence à préparer le concours d'entrée à deux grandes écoles françaises : l'École centrale et Supaéro pour assouvir sa passion de l'aviation et des maths. Louis Leprince-Ringuet, à qui Boby Lapointe présenta un traité de mathématiques, fut impressionné par sa rigueur de raisonnement et lui confia qu'il aurait pu se lancer dans la recherche. Il créa par la suite un mode de calcul basé sur le binaire, appelé la numération Bibi.

À l'âge de 20 ans, il doit abandonner ses études et est envoyé à Linz, en Autriche, en 1943 au titre du STO. Il s'évade la même année et rejoint, en mai 1944, sa région natale après sept mois d'errance sous différents noms d'emprunt. Une anecdote veut que parmi eux, il ait utilisé le nom de Robert Foulcan. Sa grande stature et sa force physique lui permettent de devenir scaphandrier au port de La Ciotat, essentiellement pour échapper aux recherches dont il est l'objet par les Allemands et la milice locale.

Son amour des mots et son envie d'écrire le poussent, à partir de ce moment, à composer des chansons dont le style est très marginal, tout en calembours, jeux de mots et contrepèteries : un style trop intellectuel pour qu'on lui donne facilement sa chance. Il rédige également un recueil de poésies et un traité sur les calembours . Il cherche des interprètes pour ses chansons, mais son style rebute : lors d'un gala de la chanson à Juan-les-Pins, les Frères Jacques qu'il y rencontre déclinent sa proposition, un peu effrayés par la complexité des textes truffés de jeux d'esprit.

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Aragon et Castille

 

Monument en hommage à Boby Lapointe (Pézenas)

 

Anecdotes

« Ce satané Boby Lapointe, depuis qu'il a tourné le coin, à Pézenas comme à Paris ses copains et admirateurs ont du mal à s'y habituer. En ce qui me concerne, les soirs où son amitié et sa bonhomie me manquent un peu, je fais comme si rien n'était, j'écoute ses chansons pour qu'il continue à vivre, le bougre, et il continue. Mon vieux Boby, putain de moine et de Piscénois, fais croire à qui tu veux que tu es mort ; avec nous les copains ça ne prend pas. »

— Georges Brassens

« Un jour, lors d'un enregistrement public, qu'est-ce que je vois sur le trottoir : un homme qui flanquait des coups de pieds rageurs à sa voiture : « Bon ! puisque c'est comme ça, puisque tu te conduis mal, je ne te paierai plus d'essence ! » Je me suis approché, je me suis enquis de la personnalité du quidam. C'était Boby Lapointe. »

— Jacques Martin

« Autour des années 60-65, nous faisions tous deux partie d'une tournée de Georges Brassens. Nous voyagions par deux ou trois dans des voitures particulières ; je partageais celle de Pierre Nicolas, le bassiste de Georges, et nous avions souvent des difficultés d'itinéraire. Nous nous arrêtions pour consulter la carte. J'affirme qu'après avoir pourtant constaté que nous étions sur la bonne route, dans la bonne direction, il nous est arrivé à plusieurs reprises de voir surgir en sens inverse la voiture de Boby qui nous saluait par le toit ouvrant, en continuant sa route. Inutile de dire que nous étions inquiets le soir à l'étape de savoir s'il serait à l'heure pour le spectacle. Il était là, gaillard, serein, arrivé avant nous, mais toujours secret sur ses mystérieux itinéraires. »

— Pierre Maguelon

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : 27/09/2017